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Le 30/01/2025
Joustra, contraction de JOUet de STRAsbourg, est une entreprise industrielle spécialisée dans le jouet. Fondée à Strasbourg en 1934 par les frères Paul et André Kosmann, son symbole est celui de la Cathédrale de Strasbourg. Le site choisi est celui de l'ancienne fabrique de meubles Arnold.
Historique
Joustra a été créé par les frères Paul et André Kosmann qui souhaitaient proposer à leurs clients des jouets français afin d'échapper aux lourds droits de douane qui frappaient les jouets allemands. Pour cela, ils s'adjoignent les services de Guillaume Marx qui a travaillé pour de nombreuses entreprises de la région de Nuremberg2. Une première gamme de produits est proposée avant guerre avec de nombreuses versions de camions, voitures, avions et canots moteurs. Les mécanismes sont produits en Savoie. Pendant la guerre, les outillages sont cachés. L'entreprise connaît son véritable essor après la Seconde Guerre mondiale grâce à un catalogue de produits innovants. Elle propose dans toute l'Europe une gamme allant de jouets simples et bon marché tels que de petits animaux mécaniques jusqu'à des modèles dotés de mécanismes complexes et ingénieux dont la fameuse auto-miracle 2002 et des dérivés. Ce jouet est tellement révolutionnaire que les concurrents allemands interdirent à Joustra l'accès au fameux Salon du jouet de Nuremberg.
Au milieu des années 1960, Joustra est le premier fabricant de jouets mécaniques en Europe. Sa gamme comprend jusqu'à 200 produits différents, jouets mécanique avec moteur à clef mais aussi à friction et à piles. C'est ainsi que Joustra produit automates, camions, grues de chantier, autobus, avions, bateaux, automobiles... Les jouets en tôle emboutie sont remplacés au cours des années 1960 par des modèles moulés en plastique plus sûrs pour les enfants mais qui auront tendance à se déformer avant l'utilisation de l'ABS. En 1969, au départ en retraite du dirigeant, Guillaume Marx, la société est rachetée par la Compagnie Financière Edmond de Rothschild et elle y sera regroupée avec d'autres marques, dont les Jouets rationnels, dans la Compagnie Générale du Jouet (CEJI). Alors que la mondialisation n'est qu'à ses balbutiements, Joustra échange ses outillages avec Gama (Allemagne) ou Bandai (Japon) afin de commercialiser en France, une cadillac et une série de DS berline, cabriolet et breaks se déclinant en versions civiles et taxis.
Dans les années 1970, Joustra passe le cap du jouet téléguidé au jouet radiocommandé (voitures et bateaux) notamment en rachetant la Société Lyonnaise de Jouets (SLJ). C'est ainsi que la gamme Joustra s'enrichit de reproductions de la Ligier JS2 et d'une vedette côtière.
En 1980, l'entreprise quitte les locaux historiques de la rue de Belfort dans le quartier du Neudorf à Strasbourg et s'installe totalement dans la commune de Illkirch-Graffenstaden. Le site est vendu à un petit promoteur qui y construira entre 1982 et 1992 quatre immeubles.
En 1999, la société est rachetée par le fabricant de modèles réduits et de peinture Heller. La production se fait depuis cette date en Normandie.
Aujourd'hui
Aujourd'hui, sa production regroupe surtout des produits d'éveil artistiques ou scientifiques : série des "chimie 2000" etc.
Les anciens jouets Joustra sont devenus très recherchés avec le temps et de nombreux collectionneurs peuvent ainsi renouer avec l'époque de leur enfance.
En 2025, Alpine fête ses 70 ans
Le 30/01/2025
Alpine fêtera son 70e anniversaire en 2025. Organisé par l’association IDéA (Initiative Alpine Dieppe), le CAD et les AAA, soutenu par Alpine Cars, cet événement spécial se tiendra les 30, 31 mai et 1er juin 2025 à Dieppe, la ville historique d’Alpine, coïncidant avec le week-end de l’Ascension.
Il s’agit d’un rendez-vous incontournable pour les passionnés, les experts, et tous les amateurs de cette voiture de sport emblématique.
* IDéA (Initiative Dieppe événements Alpine), réunissant le CAD (Club Alpine Dieppe également présidé par Didier Lemeunier) et l’AAA (Association des Anciens d’Alpine présidée par Jean-François Kosztur).
Alpine fête ses 70 ans à Dieppe : Un rendez-vous à ne pas manquer les 30, 31 mai et 1er juin 2025 7
Dieppe : Le berceau d’Alpine
Depuis sa création par Jean Rédélé en 1955, Alpine est devenue une icône de la voiture de sport française, et Dieppe est étroitement liée à son histoire. La ville de Normandie, berceau historique de la marque, est le lieu de naissance de cette voiture emblématique.
La devise « Alpine est Dieppe et Dieppe est Alpine » souligne l’importance de ce lien indéfectible. Elle n’aura jamais eu autant de sens qu’aujourd’hui, avec la fin d’Alpine Racing, l’arrêt de la F1 à moteur V6 Renault au profit de Mercedes
Des membres de la communauté Alpine participeront à l’événement, en particulier l’IDéA, le lien entre le CAD (Club Alpine Dieppe) et l’AAA (Association des Anciens d’Alpine).
Didier Lemenier, Président de l’IDéA et du CAD, et Jean-François Cousteul, Président de l’AAA, sont heureux d’annoncer l’organisation de cet événement majeur. Nous nous attendons à un rassemblement de « joie, d’inspiration et de passion partagée » dans une perspective internationale.
Alpine fête ses 70 ans à Dieppe : Un rendez-vous à ne pas manquer les 30, 31 mai et 1er juin 2025 8
Alpine : 70 ans de passion et d’innovation
Fondée par Jean Rédélé, Alpine s’est forgée une solide réputation dans le monde des voitures de sport et de la compétition : en 1973, elle remporte le championnat du monde des rallyes avec son modèle emblématique, l’Alpine A110 (aussi appelée « Berlinette »).
Avec un poids de moins de 700 kg, un moteur quatre cylindres et une agilité inégalée, l’A110 est un symbole de son époque et reste une référence dans l’histoire des voitures de sport.
Alpine fête ses 70 ans à Dieppe : Un rendez-vous à ne pas manquer les 30, 31 mai et 1er juin 2025 9
Le 70e anniversaire de la marque est une occasion unique de revivre cette histoire et de (re)découvrir des modèles Alpine rares et emblématiques tels que l’A110, l’A310, la GTA et l’A610, mais aussi l’A106, l’A108 et la GT4.
L’histoire d’Alpine fait partie intégrante du patrimoine français et constitue un véritable monument, en tant que seule marque sportive survivante en France !
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Programme prévisionnel de l’événement
Le programme détaillé de ces trois jours de fête n’a pas encore été confirmé, mais les organisateurs promettent une célébration à la hauteur de la réputation d’Alpine.
Au menu : une collection d’Alpine, une exposition sur l’histoire de la marque, des rencontres avec des figures emblématiques de la marque et, bien sûr, des démonstrations et des défilés qui feront vibrer les amateurs de belles mécaniques.
L’événement rassemble des propriétaires d’Alpine, des collectionneurs, d’anciens employés d’Alpine et des passionnés partageant un amour commun pour la marque. Le temps d’un week-end, Dieppe devient la capitale mondiale des Alpine, attirant des visiteurs du monde entier.
À noter dans vos agendas :
Dates : Vendredi 30, Samedi 31 mai et Dimanche 1er juin 2025
Lieu : Dieppe, Normandie
Conclusion
Un rendez-vous immanquable pour les amateurs d’Alpine.
Les 70 ans d’Alpine seront célébrés dans le lieu qui lui a donné naissance, pour un événement international visant à réunir tous les amoureux de cette marque mythique.
Après le succès des précédentes célébrations à Dieppe, telles que le 50e anniversaire du titre de champion du monde des rallyes remporté par Alpine en 1973, et l’événement réunissant 1000 Alpine pour célébrer le centenaire de la naissance de Jean Rédélé, le nouvel événement organisé par l’IDéA et les AAA est à ne pas manquer !
Il promet d’être l’un des plus importants. Ces rassemblements ont réuni des passionnés, des collectionneurs, des propriétaires de voitures, et des personnalités historiques, faisant de Dieppe la capitale mondiale des Alpine le temps d’un week-end.
Fort de ce succès, le 70e anniversaire d’Alpine s’annonce comme une célébration spéciale, digne de la légende de la marque.
Source : IDéA / AAA
En 2025,La Citoën DS fête ses 70 ans
Le 30/01/2025
Les 70 ans de la DS
La Citroën DS (nom formé de deux initiales accolées se prononçant « déesse2 ») et sa déclinaison simplifiée la Citroën ID (nom formé de deux initiales accolées se prononçant « idée ») sont commercialisées par Citroën entre 1955 et 1975, tout d'abord en berline puis en break et cabriolet. Le « D » vient probablement de l'usage du moteur le plus récent alors de Citroën, le « moteur série D », qui équipait la Traction 11 D jusqu'en juillet 1957. L'ID et la DS reprennent le même principe de la traction qui a fait la renommée de Citroën.
Historique
Conception
Dessinée par le sculpteur et designer italien Flaminio Bertoni en collaboration avec André Lefebvre, ingénieur issu de l'aéronautique, et l'ingénieur hydraulicien Paul Magès3,4, la DS aurait pu être en partie inspirée de la Studebaker Commander Starliner, dessinée par Raymond Loewy5. Cette automobile est révolutionnaire par bien des aspects. À l'origine, son long capot est prévu pour accueillir un moteur 6-cylindres, mais tant le 6-cylindres en ligne de la 15, que celui à plat, ne purent être adoptés, pour cause de mise au point non aboutie et d'encombrement car ce moteur 'pénétrait' dans l'habitacle. Son nom de code est « VGD » (Véhicule de grande diffusion6), la conception du projet étant lancée par le PDG de Citroën Pierre-Jules Boulanger puis son successeur Pierre Bercot7. Elle est le point de mire du salon de l'automobile de 19558. Elle est dotée d'une ligne extrêmement audacieuse, qualifiée même de révolutionnaire, et d'un confort intérieur remarquable grâce à sa suspension hydropneumatique propre à la marque jusqu'en mai 2017. La DS comporte également de nombreuses innovations techniques qui la démarquent du monde de l'automobile de son époque en Europe : direction assistée, boîte de vitesses assistée à commande hydraulique, freinage assisté par des freins à disque à l'avant, pivot de direction dans l'axe des roues et, à partir de septembre 1967, phares pivotants, puis, à partir de septembre 1969, introduction de l'électronique (moteur à injection). Innovation de sécurité importante : le volant de direction monobranche, copié sur la Humber Humberette de 1903 et conçu pour éviter de briser la cage thoracique du conducteur en cas de choc frontal violent. Sur le tachymètre des DS 21 présentées en septembre 1965 seront également rappelées les distances de freinage associées aux principales vitesses sur route.
Réception
La DS est vite adoptée par les cadres supérieurs et les notables puis par les vedettes et les élus de la République, jusqu'au général de Gaulle qui en fait la voiture officielle de la présidence (elle lui sauvera la vie en 1962 au cours de l'attentat du Petit-Clamart).
En 1999, la DS est récompensée par une 3e place au concours international Voiture du siècle derrière la Ford Model T et la Mini. Cette même année, elle est nommée « plus belle voiture de tous les temps » par le magazine britannique Classic & Sports Car (en).
Arrêt et succession
La DS reste populaire et concurrentielle durant toute sa carrière, le plus haut niveau de production étant atteint en 1970. À la fin de sa vie, certains aspects comme l'habitacle assez étroit ou le levier de vitesse au tableau de bord commencent néanmoins à paraître vieillots. Finalement, après vingt ans de production, durant lesquels plus d'un million trois cent mille DS sortent des chaînes de production, du break au cabriolet, dont 493 724 breaks DS et 1 365 cabriolets, elle est remplacée par la Citroën CX au milieu des années 1970.
Véhicule de collection devenu culte, une DS 23 cabriolet est vendue 344 850 € en février 20099,10.
Caractéristiques
Carrosserie et châssis
DSuper bleu Platine AC632, caisse abaissée.
Les clignotants arrière de la DS sont installés dans le prolongement de la gouttière
Après sa présentation en avant-première au théâtre Marigny, au magasin Citroën de l'avenue des Champs-Élysées et surtout au salon de Paris le 7 octobre 1955 (à la fin de la première journée, 12 000 exemplaires sont commandés1, la marque optant pour une stratégie publicitaire efficace en faisant traverser en parallèle plusieurs modèles dans Paris afin de les attirer vers le salon), la DS suscite un fort enthousiasme du public, tant sa carrosserie rompt avec tous les canons esthétiques alors en vigueur2. À l'avant le museau est effilé, et le pare-chocs doublé en son centre évoque une fine calandre chromée. À l'arrière les feux clignotants bordant le pavillon se donnent des airs de tuyères de réacteur, et la sortie de l'échappement est en « queue de carpe » (uniquement les deux premières années). Un carénage intégral est fixé sous l'avant de la voiture : cette tôle profilée comporte deux entrées d'air destinées au refroidissement des disques de freins qui sont accolés à la boîte de vitesses (refroidissement avec système à effet Venturi). L'équipement intérieur est lui aussi inhabituel sur une voiture de cette époque : volant mono-branche comme sur la Humber "Humberette" de 1904, tableau de bord futuriste, pédale-bouton en guise de pédale de frein, freins à disque de série à l'avant, etc.
Même les détails secondaires sont étonnants : fixation des roues par un simple écrou central (jusqu'en 1966), roue de secours inclinée placée à l'extrême avant de la voiture, sous le capot devant le radiateur, voie arrière plus étroite de 20 cm que celle de l'avant, pneus avant et arrière de largeurs différentes, dépose nécessaire de l'aile arrière (maintenue par deux emboîtements vers l'avant et un boulon à l'arrière) pour accéder à la roue lors d'un remplacement, levier de vitesses commandant le démarreur, pare-brise en courbe avec montants très fins… (pare brise qui causa des soucis à sa fabrication, car cette forme innovante n'avait jamais été pratiquée alors).
Sur le hayon de la DS break, à double ouverture, on trouve deux plaques d'immatriculation : l'une verticale et en retrait et l'autre à plat horizontalement afin d'être visible même quand le volet bas du hayon est baissé. Comme sur la berline, l'assiette arrière de la caisse est maintenue horizontale même à pleine charge grâce au correcteur d'assiette de la suspension, ce qui l'a fait adopter par de nombreux commerçants.
Concernant la carrosserie, la première modification d'importance apparaît au salon de Paris de 1962, pour le millésime 63 : nouveau pare-chocs avant avec butoirs en caoutchouc en forme de boomerangs verticaux encadrant la plaque d'immatriculation. La jupe inférieure n'est plus disjointe de la caisse, alors que les ailes avant sont imperceptiblement modifiées, le tout pour une amélioration de l'efficacité aérodynamique (+ 10 km/h), et une modernisation de la ligne. En septembre 1967 (année-modèle 1968) l'avant est de nouveau redessiné, intégrant quatre phares carénés. Citroën, qui a racheté Panhard & Levassor en 1965, va "emprunter" l' idée ( pour une DS... ) des double phares de la 24 CT). Les grosses optiques extérieures incluant les codes s' ajustent à l'assiette comme sur les modèles postérieurs à 1965, tandis que les optiques intérieures à longue portée à iode peuvent s'orienter suivant la trajectoire de la voiture, du moins sur les modèles dotés de la direction assistée. En série sur toutes les versions de DS, ce dispositif est en revanche en option sur les autres modèles de la gamme ID.
DSuper vert argenté (AC527).
L'intérieur connaît lui aussi plusieurs générations de tableau de bord. Le tableau initial de la DS 19, en matière synthétique d'une pièce, présente à chaque extrémité des aérateurs remplaçant des déflecteurs. C'est un exercice de style d'une grande pureté et très design ; il possède en particulier une splendide montre intégrée au cendrier (jusqu'en avril 1959). Il est remplacé en septembre 1961 (année-modèle 1962) par une version plus ergonomique, plus moderne, mais surtout plus simple à fabriquer et à monter. L'esprit de la 1re planche de bord est conservé, mais la pureté du design initial s'est quelque peu dissipée. En septembre 1968 (année-modèle 1969), nouvelle concession à la modernité avec la suppression des chromes, mais l'esprit demeure toujours. Les ID sont équipées d'une planche de bord horizontale sans abaissement de la visière devant le passager avant mais avec des aérateurs similaires. Le dernier tableau de bord, commun à toute la gamme "D" apparaît au millésime 1970 (septembre 1969) avec trois cadrans ronds : voyants de contrôles testables par un bouton-poussoir, tachymètre et compte-tours, la partie supérieure est rembourrée pour des raisons de sécurité. N'offrant sur le papier que des avantages, le style de cette planche de bord n’est, pour beaucoup, pas au niveau de ses prédécesseurs quant à son style.
Indépendamment des modifications techniques et de style, intervient le lancement au salon 1964 (millésime 1965) de la finition Pallas, disponible sur toutes les DS et ce jusqu'à l'arrêt de la production. Extérieurement elle se reconnaît à ses panneaux de custodes et ses pied-milieu en aluminium brossé, ses baguettes de ceinture supérieure de caisse et de bas de caisse en inox, ses baguettes de protection latérales avec insert en caoutchouc nervuré rejoignant les catadioptres, ses enjoliveurs de roues spécifiques dont un modèle éphémère strié radialement pour la seule année-modèle 1965, ses clignotants avant entouré d'inox comme ses feux arrière de plastique d'aspect inox et dont les stops sont de couleur orangée jusqu'en 1973 environ. Sur certains marchés étrangers (Belgique, Suisse etc.) les stops sont rouges tandis que le sommet de la porte de coffre est garni d'une baguette supérieure en inox similaire à celles des portes ainsi que d'un logo "Pallas" posé à gauche symétriquement à l'éventuel logo "DS21". Les projecteurs complémentaires longue portée à iode simplement posés sur l'avant des ailes avant de septembre 1964 jusqu'en septembre 1967 sont de série sur les Pallas puis DS21 mais en option sur les autres modèles. Une couleur gris métallisé moyen palladium est également disponible et spécifique à cette finition luxueuse Pallas. Intérieurement, les portes sont entièrement capitonnées, les poignées intérieures reçoivent des plaques de propreté en inox, le sol est recouvert d'un tapis Dunlopillo, les seuils de portes en inox, les dossiers des sièges avant plus hauts, le pavillon tendu de tissu et, en option, elle peut recevoir un garnissage de cuir noir ou naturel et/ou un accoudoir central avant.
Évolution mécanique
DS capot moteur ouvert
C'est la première voiture à généraliser les systèmes hydrauliques centralisés d'assistance, notamment la direction, le freinage et la suspension hydropneumatique qui permet, à l'exception des deux-cents premiers exemplaires produits, de faire varier la garde au sol facilitant ainsi le changement de roue, le cric étant remplacé par une béquille réglable. La suspension hydropneumatique a été testée en grande série à plus de 3 000 exemplaires sur l'arrière de la Citroën Traction avant 15 Six Cylindres "H" à partir du 15 avril 1954. Mais surtout elle offre à la DS une tenue de route et un confort exceptionnels pour l'époque. Voiture d'ingénieurs, sa construction nécessite l'invention de nouvelles machines de précision servant à la mesure (pneumatique) des pièces. Malgré son vieux moteur hérité de la Traction AV, mais notablement amélioré: arbre à cames latéral pour les premiers modèles, son cabrage à l'accélération et sa plongée sur l'avant au freinage, sa sensibilité aux cassis et le fait que les passagers arrière peuvent être sujets au « mal de mer » si le conducteur n' utilise pas son volant correctement, elle est la référence des voitures de luxe tout au long des années 1960, donnant une grande longueur d'avance à Citroën. Le système de suspension hydropneumatique étant la seule alternative à la suspension à ressort, Rolls Royce et Mercedes adoptent une technique similaire ( brevets Citroën ) pour leurs modèles les plus lourds et aussi de plus haut de gamme. Son confort et sa tenue de route, exceptionnels pour l'époque, ainsi que le grand espace en série pour les jambes des passagers à l'arrière, en font immédiatement le véhicule officiel du général de Gaulle ; il en avait déjà acquis un exemplaire avant de devenir président de la République et l'imposera à son arrivée au palais de l'Élysée, en noir, version Prestige, avec une vitre de séparation entre l'avant et l'arrière, immatriculée « 1 PR 75 » et fabriquée par les ateliers Henri Chapron1.
Le moteur à quatre cylindres en ligne passe de 1,9 à 2,0 puis 2,1 et enfin 2,3 litres d'où les désignations des différentes versions (DS 19, 20, 21, 23). Ce moteur, conçu dans les années 1930 pour la Traction, déjà considéré comme une des faiblesses des dernières Tractions et, a fortiori de la DS, en raison de son manque de sophistication (arbre à cames latéral, vilebrequin à trois paliers seulement jusqu'en 1966), évolue tout de même et sera même encore utilisé sur les premières CX.
Tableau de bord "Jaeger" monté en accessoire sur une DS cabriolet.
En mars 1961, la puissance de la DS 19 passe de 75 à 83 chevaux SAE par l'augmentation du taux de compression (8,5 au lieu de 7,5), la conception de nouveaux pistons à tête bombée et d'un nouveau carburateur double corps. Début 1963, Citroën propose en option sur sa DS 19 une classique boîte manuelle 4 rapports, jusqu'alors réservée aux plus basiques ID 19. En 1966, le moteur est profondément revu, comportant entre autres un vilebrequin à cinq paliers. La DS 19 devient DS 19 A par augmentation de cylindrée à 1 985 cm3 et fournit désormais 90 ch SAE (84 ch DIN), la toute nouvelle DS 21 (2 175 cm3) fournissant 109 ch SAE (100 ch DIN). Au salon 1968 pour le millésime 1969, la DS 19 A devient DS 20, nouvelle appellation justifiée par l'augmentation conséquente de sa puissance, jusqu'à, 103 ch SAE (91 ch DIN), alors que la DS 21 voit sa puissance augmenter à 115 ch SAE (106 ch DIN).
À partir du salon 1969, l'injection électronique Bosch (type D-Jetronic) fait son apparition sur la DS 21 injection électronique (139 ch SAE, soit 125 ch DIN - 188 km/h). C'est au millésime 71 que les boîtes de vitesses manuelles reçoivent un 5e rapport, bienvenu sur les autoroutes. L'année suivante, toutes les « 21 » seront proposées avec une boîte de vitesses automatique Borg-Warner à 3 rapports, en option catalogue. Les « 21 » cèdent la place aux « 23 » de 2 347 cm3 de cylindrée à partir de 1973, fournissant 115 ch DIN avec carburateur ou 130 ch DIN avec l'injection, sur la DS 23 injection électronique.
Le liquide rouge, LHS (liquide hydraulique synthétique)11 utilisé dans le circuit hydraulique, engendre une épidémie de pannes peu après le lancement de la voiture en raison d'un gros oubli des chimistes de Citroën : ce liquide, pourtant identique à celui utilisé en aviation, devient oxydant au-dessus de 40 °C et ronge tous les joints du circuit provoquant des fuites. Le léger changement de formule du LHS2 résout le problème en 1957. À partir d'octobre 66 (modèle 67) une toute nouvelle huile verte d'origine minérale, le LHM (« Liquide hydraulique minéral »), aussi utilisée dans la plupart des machines industrielles, va résoudre le problème des fuites et offre l'avantage d'une stabilité supérieure avec un point d'ébullition de 265 °C. Les pièces hydrauliques pour LHS (liquide hydraulique synthétique) et LHM (liquide hydraulique minéral) seront incompatibles.
DS20 et DSuper
DS 23 IE - blanc Meije, AC 088
ID 19 1967 - noir, AC 200
Break 1971 - Bronze, AC 320
DS 21 - vert Charmille, AC 522
DS 21 Cabriolet
Classement dans le système fiscal et assurantiel français
Les deux moteurs plus petits de 1911 et 1985 cm3 ont été classés comme 11 CV, faisant de la voiture le successeur légitime de la Traction Avant de 11 CV. Le moteur de 2 175 cm3 était une 12 CV et le modèle haut de gamme de 2 347 cm3 était évalué à 13 CV.
Mythe de la DS
La DS est l'un des symboles de la France des années 1960 et 1970, de la période des « Trente Glorieuses » connaissant le plein emploi dans l'industrie et le bâtiment. C'est bien en tant que telle qu'elle est le sujet d'un chapitre entier du célèbre ouvrage Mythologies (Seuil, 1957) de l'écrivain Roland Barthes, qui voit en elle « l’équivalent assez exact des grandes cathédrales gothiques : je veux dire une grande création d’époque, conçue passionnément par des artistes inconnus, consommée dans son image, sinon dans son usage, par un peuple entier qui s’approprie en elle un objet parfaitement magique »12. Il écrit notamment : « la Déesse est d'abord un nouveau Nautilus » et voit en elle un instrument de la « promotion petite-bourgeoise »13.
En décembre 1999, elle est troisième lors de l'élection internationale Car of the Century à Los Angeles.
Attentat du Petit-Clamart
Les qualités de la DS furent pour beaucoup dans la survie du général de Gaulle lors de l'attentat du Petit-Clamart dont il fut victime le 22 août 1962, à bord de la DS 19 immatriculée 5249 HU 7514,15. Avec deux pneus crevés14 sur une mauvaise route mouillée14 tout en prenant de la vitesse, toute autre automobile de l'époque, dans les mêmes circonstances, serait probablement partie en tête-à-queue ou en tonneau. C'est notamment par le très gros pivot de direction placé dans l'axe de chacune des deux roues avant qui oblige à repousser les freins à disque en sortie de la boîte de vitesses, que cet exploit a été réalisé. Il convient d'ajouter le grand sang-froid du chauffeur, le gendarme Francis Marroux14 qui, dès l'ouverture du feu, a eu la présence d'esprit de rétrograder de quatrième en troisième pour donner plus de vigueur à l'accélération de l'auto, et se dégager au plus vite de l'embuscade. Le même chauffeur pilotait également la DS présidentielle, le 8 septembre 1961, lors de l'attentat de Pont-sur-Seine16.
Lors du procès des conjurés de l'OAS, Jean Marie Bastien-Thiry, ingénieur, polytechnicien et principal instigateur de l'attentat (il sera condamné à mort et fusillé), s'adressant directement à Francis Marroux, s'inquiétera de savoir si la DS présidentielle disposait d'un moteur poussé ou de pneus spéciaux. « Pas du tout, répondra le gendarme, c'était une DS tout à fait de série et j'avais des [pneus Michelin] "X" ordinaires. »
Le directeur des relations presse de Citroën, Jacques Wolgensinger, ne se fera pas faute de rappeler régulièrement aux journalistes de la presse spécialisée les particularités de la DS qui ont largement contribué à l'échec de l'attentat : boîte de vitesses à commande hydraulique (permettant des rétrogradages à la volée), suspension hydropneumatique permettant de rouler sur seulement trois roues et, surtout, la géométrie très particulière du train avant (le « pivot dans l'axe »), supprimant tout braquage induit et toute réaction dans le volant en cas d'éclatement d'un pneu17.
La voiture du président fut vendue en 1964 au général Dupuy, ancien commandant militaire de l'Élysée, qui la répara et s'en servit jusqu'en 1971. Au début des années 1980, elle fut cédée à la Fondation Charles-de-Gaulle de Lille. En raison du coût élevé des travaux de restauration, la fondation conserva seulement l'aménagement intérieur, qui fut installé sur une autre carrosserie d'époque13.
De nos jours
L'ambulance utilisée dans le tour du monde de Manuel Boileau, à Rio de Janeiro (un modèle plus ancien sert dans Hibernatus).
La DS reste très prisée jusqu'au milieu des années 1980. Elle passe ensuite, comme le titrait un article des années 1990, « du Gotha au ghetto », avant de retrouver une belle cote d'amour auprès des collectionneurs à l'aube des années 2000. La valeur la plus élevée jusqu'ici enregistrée pour une DS est de 344 850 € pour une DS 23 IE boîte de vitesses manuelle cabriolet (peinture extérieure blanc Meije, intérieur cuir noir, modèle restauré) d'Henri Chapron, vendue en France à Rétromobile par Bonhams en février 20099,10. Le précédent record pour une DS était de 176 250 €, toujours pour une DS 23 IE cabriolet (peinture argentée, cuir rouge, seulement 100 000 km) d'Henri Chapron, vendue à Rétromobile chez Christie en février 2006.
Ces voitures carrossées par Chapron atteignent des cotes élevées en raison de leur rareté, mais les DS « courantes » s'échangent à des prix très inférieurs. Le marché de l'occasion offre des voitures dans tous les états imaginables : de la belle DS totalement rénovée, traitée contre la corrosion, jusqu'à la quasi-épave, en passant par la voiture « dans son jus », voire « sortie de grange », c'est-à-dire n'ayant pas roulé depuis longtemps.
Le 9 octobre 2005, lors du cinquantième anniversaire de son lancement, un convoi de 1 600 DS venues de toute l'Europe circule dans Paris.
De 2005 à 2008, le Français Manuel Boileau fait un voyage autour du monde dans une ambulance DS de 1971. C'est un voyage de 80 000 km à travers 38 pays18. Alors dans la jungle laotienne, il découvre, abandonnée et en mauvais état, la DS Prestige qui appartenait au dernier roi du Laos. La voiture a ensuite été restaurée19.
Diffusion à l'étranger
La DS aux États-Unis
DS Cabriolet, modèle États-Unis.
D'une conception technique sophistiquée nécessitant un entretien important, elle n'intéresse sur ce continent que ceux qui sont prêts à faire des efforts pour rouler « différemment », elle peine ainsi à s'imposer sur ce marché.
Les prestations qu'attend la clientèle américaine d'un tel véhicule haut de gamme lui font cependant défaut : transmission entièrement automatique, climatisation, vitres électriques et moteur plus puissant. Le prix de la DS est comparable à un véhicule concurrent au même niveau de la gamme, comme la Cadillac.
De plus, la législation américaine d'alors interdit certains dispositifs innovants, tels que le fluide minéral hydraulique de LHM et les phares aérodynamiques, deux équipements aujourd'hui communs dans les véhicules vendus aux États-Unis. Néanmoins, 38 000 unités sont écoulées aux États-Unis, ce qui est une performance finalement assez honorable sur un marché réputé difficile d'accès aux constructeurs français.
DS hors-série
Compétition
Paavo Korpivaara, ici au rallye de Finlande 1956 (second Olof Nystén, également sur DS).
René Cotton fut le chef du service compétition de la marque durant les années 1960 (très exactement et "officiellement" de 1965 à 1971), aidé en cela par son épouse Marlène Cotton (rattachée au service compétition de 1963 à 197820) et par Jacques Wolgensinger qu'elle épousera en 1982 (Directeur des Relations Publiques). Bien que formant des équipages officiels d'usine, pilotes et copilotes avaient alors une profession en dehors de leurs engagements respectifs avec Citroën. René Trautmann est l'un des pilotes ayant le palmarès le plus fourni, entre 1959 et 1964, remportant pratiquement toutes les courses importantes du championnat français, qu'il finit par décrocher en 1963 après avoir été vice-champion d'Europe et de France (Pétrole-Provence, Cévennes (2), Neige et Glace (2), Alpin-Behra (3), Mistral, Routes du Nord, Lorraine, Mont-Blanc...).
L'équipage Paul Coltelloni (pilote) - Desroziers - Alexandre remporta le Rallye Monte-Carlo au volant d'une ID 19 déjà en 1959 (ce véhicule participant la même année à la victoire de Paul Coltelloni au championnat d'Europe des rallyes, avec en sus une victoire au rallye Adriatique, ainsi que quatre autres continentales de catégories ou de groupe), puis en 1966 ce fut au tour de Pauli Toivonen, déjà second en 1963 (cinq voitures dans les dix premiers classés alors), d'inscrire son nom au palmarès de l'épreuve21,22, tandis que quatre voitures de la marque terminaient parmi les dix premières.
AnnéeNom du RallyeVoiture Gagnante
1959 Rallye Monte-CarloCitroën DS
1961 Tour de CorseCitroën DS
1962 Rallye des 1000 lacsCitroën DS
1963 Tour de CorseCitroën DS
1966 Rallye Monte-CarloCitroën DS
1969 Rallye du PortugalCitroën DS
1969 Rallye du MarocCitroën DS
1970 Rallye du MarocCitroën DS
1971 Rallye du MarocCitroën SM
1974 Rallye intercontinental Wembley-MunichCitroën DS
Durant toute leur carrière sportive (près de vingt ans (1956-1974), tant en régularité qu'en performance, ou plus tard en marathons de la route à la "maturité" du modèle, les ID et les DS remportèrent au plan international de nombreux autres rallyes ou courses routières, comme le Rallye Lyon-Charbonnières 1958 en catégorie tourisme de plus de 1 600 cm3 (R. Trautmann et madame), le Rallye de Madagascar en 1958 (Patry-d’Unienville), 1963 (H. Duclos-Duclos) et 1970 (Nivelle-Cruvillier)23, le Rallye des Tulipes en 1960 (R. Trautmann et Guy Verrier), le Tour de Belgique automobile en 1960 (R. Trautmann), le Tour de Corse en 1961 (équipage R. Trautmann-Jean-Claude Ogier, Lucien Bianchi 2e) et 1963 (équipage R. Trautmann-Chabert), le Liège-Sofia-Liège en 1961 (équipage Bianchi-Harris), le Rallye des 1000 lacs en 1962 avec Pauli Toivonen (déjà second en 1961, et terminant Champion de Finlande des rallyes), la catégorie tourisme de la Coupe des Alpes 1962, le Rallye Paris - Saint-Raphaël Féminin 1963 (Lucette Pointet-Mme Dutel)24, le Rallye Hanki 1963 avec P. Toivonen, le Rallye du Liban 1964 (caporal Philippe), le Rallye de Nouvelle-Calédonie en 1968 et 1969 par J-C. Ogier et L. Pointet, la coupe des dames 1965 de l'East African safary kényan (Françoise Houillon) et celle 1966 du Rallye Monte-Carlo (L. Pointet), en 1968 participation remarquée au marathon Londres-Sydney (Bianchi et Ogier en tête jusqu'à quelques encablures de l'arrivée) sont percutés volontairement par une voiture et abandonnent, Citroën fait des réclamations, l'enquête sera sans suite, le Rallye du Portugal en 1969 (Francisco Romãozinho-« Jocames »), le Rallye du Maroc également en 1969 (Neyret-Terramorsi sur un proto DS21 (triplé de la marque)), 1970 (équipage identique (doublé de la marque)) et 1972 (encore Neyret-Terramorsi, sur DS 21 G2 cette fois (doublé de la marque)) (en 1971 une SM l'emporta, devant une DS) (au total Citroën remporta alors 4 coupes des constructeurs), l'étape européenne du Marathon Wembley-Mexico en 1970 (R. Trautmann; un équipage 7e au général), la 1re édition de la Ronde Hivernale en 1970 (futures 24 Heures de Chamonix - équipage Verrier-Neyret sur DS 21), et le Rallye intercontinental Wembley-Munich de 1974 (World Cup Rally 1974) sur DS 23 (équipage Welinski-Tubman-Reddiex, australien). Au rallye-raid Méditerranée-Le Cap, Olivier Gendebien termina encore second en 1959, et Jean Vinatier troisième en 196125. Trois podiums en Championnat du monde des rallyes 1973 sont aussi notables: 2e et 3e du rallye du Maroc avec Neyret et Richard Bochnicek (4e Raymond Ponnelle), puis 3e du rallye du Portugal 1973 avec Francisco Romãozinho.
DS Mille pattes
La Citroën DS « Mille pattes » Michelin.
La DS Mille pattes était une voiture unique conçue pour l'équipementier de pneus Michelin qui voulait faire des essais de pneus pour camion et poids lourds - comportement et test d'usure, sur des routes et sur sa piste d'essais de l'usine de Clermont-Ferrand. Il s'agissait donc d'une DS de 1972 transformée et extrêmement modifiée, avec dix roues, plus la roue de test, placée au centre de la voiture. Cette DS était motorisée par deux moteurs V8 Chevrolet, elle développait 250 ch pour un poids de 9 tonnes et une vitesse maximale de 180 km/h26. La DS Mille Pattes a été préservée et est visible au musée "L'Aventure Michelin" à Clermont-Ferrand.
Chapron
DS Lorraine Chapron
DS 19 Cabriolet Chapron
En 1958, Henri Chapron, un carrossier automobile français, crée le premier cabriolet DS Décapotable. Ses créations deviennent des pièces de collection. Il réalisera en très petites séries de nombreuses versions de DS berlines, coaches, cabriolets et découvrables.
La DS Prestige, présentée en 1958, est intégrée au catalogue Citroën en 1965. Une berline recarrossée et appelée Majesty, est présentée en 1964 avant d'être remplacée par la Lorraine fabriquée seulement à 19 exemplaires entre 1969 et 1974.
C'est Chapron qui est choisi par Citroën pour concevoir et fabriquer le cabriolet dit "usine", lancé au salon 1960 (millésime 1961) et supprimé à la fin du millésime 1971. Ce cabriolet "usine" suit l'évolution technique de la berline : il est produit en version DS 19 (1960-1965), DS 21 (1965-1971), DS 21 injection électronique (1969-1970) et DS 23. Une variante ID du cabriolet « usine » existe également.
En 1968, Chapron réalise un modèle spécial de la DS, avec plate-forme allongée, qui mesure 6,53 mètres, pour le Président de la République Charles de Gaulle.
DS 21 Coupé Chapron Le Dandy 1965
DS 21 Coupé Chapron Le Léman 1968
DS Vernagallo
Deux DS Convertibile Vernagallo
Giovanni Vernagallo
Giovanni Vernagallo 27 , fondateur de l’atelier de carrosserie automobile italienne Vernagallo Stile 28 à Turin en Italie, a réalisé la transformation en cabriolet de plusieurs modèles29 de la mythique berline française quatre portes des années 5030,31.
exemplaire export DLuxe
Reactor
Reactor par Gene Winfield
En 1965, le préparateur automobile hot rod américain Gene Winfield crée la Reactor32 sur la base de la DS, avec moteur Chevrolet Corvair, traction avant, deux places, six cylindres à plat, le moteur turbocompressé passe à 180 chevaux, carrosserie légère en aluminium33. Cette voiture est utilisée pour les séries télévisées Batman (le Batman « New Look » 1964-1969), Ma sorcière bien-aimée, et La Patrouille du cosmos34.
DS prototype V4 2 temps 1970
Au début des années 1970, Citroën eut l'idée de créer une voiture ne comportant que deux vitesses : une marche avant et une marche arrière. Pour ce faire, Citroën plaça un moteur V4 de 1 800 cm3 à injection. Celui-ci développait 120 ch à 5 000 tr/min et surtout 85 ch à 2 000 tr/min. Un deuxième moteur de 200 cm3 4-temps permettait d'entraîner le compresseur.
DS longues
DS Tissier
On peut trouver quelques DS longues à six ou huit roues. Un grand nombre de celles-ci furent allongées par la firme Tissier et servent de plateau porte-voiture ou de fourgon.
L'homme-orchestre Rémy Bricka a fait ses tournées avec une DS longue break puis avec une CX longue à six roues.
Dans la culture populaire
Pour sa promotion, Gina Lollobrigida pose à son volant à la une de Paris Match1.
Le 13/01/2019
Norev est une marque française de modélisme automobile créée en septembre 1945[1],[2]. Le nom de la société est l'anacyclique (mot écrit à l'envers) de Véron, nom des trois frères créateurs de la marque : Paul, Joseph et Émile Véron (ce dernier créera plus tard Majorette), et est aussi un raccourci phonétique de l'expression (les jouets de) « Nos rêves » (d'enfant).
Historique
Les premières productions étaient de simples jouets en plastique (machines à coudre, biberons, pot de chambre, machine à coudre, montres et finalement des garages et des autos miniatures au 1/72 environ), sans rapport avec la production à venir. Face au succès des autos Dinky Toys au 1/43, la firme se tourne vers le moulage plastique de véhicules miniatures en 1953[3].
Pour limiter les coûts de production, le plastique utilisé est teinté dans la masse : la rhodialite développée par Rhône-Poulenc et Rhodiaceta[4],[5]. Le premier modèle est la Simca Aronde. Ce premier modèle se reconnaît à son plancher métallique doré et sa fameuse boîte illustré d'un lapin jouant de l’accordéon. Viendront ensuite la Ford Vedette (Version civile et version Ambulance) la Citroën 15 Six, la Panhard Dyna Z et la 4CV ; ces premières séries ont des pare-chocs métallisés assez fins et fidèles mais des roues de couleur, des pneus blancs peu réalistes et une antenne radio pour la version « luxe ». Ces miniatures sont vendues dans des boîtes caisses (à partir de 1955) dont une des faces est illustrée du modèle et une autre reprend les principales caractéristiques et performances du modèle. Parmi les nombreux modèles produits, on peut citer la 2CV, la 2CV commerciale, la DS, la 203, la 403, la Vedette dépanneuse, les Simca Beaulieu, Chambord, Ariane, Ariane 4, Versailles, Miramas, Trianon et Marly Ambulance mais aussi des modèles étrangers tels que la LANCIA Aurélia, l'Alfa Roméo Guiletta et des véhicules de course Maserati et Mercedes.
Dans les années 1960, Norev reproduit une gamme assez large de véhicules de tourisme (Peugeot 204 et 404, Citroën 2CV, 3CV, AMI6…), de sport (Maserati Ghibli, Ferrari 246), de course mais aussi des utilitaires (Renault Estafette, Citroën HY, Peugeot J7), des camions (Berliet TBO porte automobiles, benne, porte engins, ....), des engins de travaux publics (Niveleuse Richier, grue pelleteuse articulée ...) et même un camion de pompiers. Les boîtes en carton sont remplacées par des boîtes à socle recouvertes d'un rhodoïd puis par des boîtes à opercules, dites boîtes à oreilles et enfin des boites à socles recouvertes par une coque plastique. Des essais de diversification avec des modèles peints plutôt que colorés dans la masse sont tentés mais sans succès (quelques modèles connus comme la Fiat 2300, la Ford Anglia, la Mini…). Afin d’accroître ses ventes, Norev produit des voitures avec puis sans vitrage et vendues dans des boîtes spécifiques à damier ou des boîtes en carton percées d'un orifice pour laisser voir la couleur du véhicule. Ce sera la série Baby.
La finesse de la gravure, la présence de pièces rapportées, rendent ces miniatures attrayantes et en raison d'un prix peu élevé, elles sont parfois rangées dans le domaine du jouet. La firme finira d'ailleurs par renoncer à l'usage de la rhodialite peu fiable dans le temps (c'est ce que l'on appelle la maladie du plastique qui frappe des marques comme Joustra ou Gégé. Norev va se tourner aussi vers la production de miniatures en métal sous l'appellation Jet-car après avoir essayé, dans la série Cométal, un retour vers un mélange entre plancher métal et caisse plastique. Les modèles Cométal sont la Renault 4L, la 2CV, la 2CV commerciale (dont une version publicitaire pour la maison de champagne Canard-Duchêne et la VW Coccinelle). Norev va aussi se lancer dans la fabrication de modèles au 1/86 : la fameuse série des « micro-miniatures » et sa variation en métal : la série des « micro-métals ».
La qualité et la diversité des Norev vont croître rapidement. Il est à noter que les modèles d'origine ont été repris et améliorés et sont toujours produits.
En 1976, la firme cède au créateur de la marque Eligor quelques modèles : Citroën HY, 3CV Fourgonnette, Traction, Rosalie, mais aussi Renault 4CV, Peugeot 203 et 403, Chrysler New-Yorker et bien d'autres. C'est l'entreprise LBS, dirigée par Louis SURBER, qui assurera la fabrication de ces miniatures destinées aux collectionneurs.
En 1986, la société est reprise par Marc Fischer. Après avoir abandonné la production de jouets, le modéliste va alors s'orienter vers le marché des miniatures de collection alors en plein essor. Norev produit des répliques officielles de voitures françaises vendues par les concessions Peugeot et Citroën ; Peugeot sera le symbole de ce nouveau départ avec la 206. Une partie des miniatures vendues chez Renault provient également de chez Norev. La société a également réédité les modèles originaux qui sont fabriqués en Chine et vendus sur abonnement.
Les collections de miniatures, vendues en très grand nombre dans les librairies, ont permis d'amortir la création de nouveaux modèles en vendant à plus faible prix des miniatures moins détaillées mais issues des mêmes moules que la production destinée au commerce traditionnel.
La firme est toujours en activité commerciale en France à Vaulx-en-Velin (69120) mais la production est délocalisée en Asie du Sud-Est. Elle produit des véhicules aux échelles de :
- 1/18 - gamme récente
- 1/43 - comme à l'origine
- 1/64 - Minijet
- 1/86 - dès 1957 avec, à partir du début des années 1970, une série en métal les « micro-métals »
Les échelles proposées par NOREV en 2018 :
- 1/12
- 1/18
- 1/43
- 1/50
- 1/64
- 1/87
Source : http://www.norev.com/fr/36-catalogue# [archive]
Norev s'est lancé avec succès dans la reprise de marques mythiques telles que CIJ, JRD ou Spot On. La société fait fabriquer par des entreprises tierces les reproductions de Dinky Toys qui sont commercialisées par les éditions Atlas.
Depuis, la marque Norev s'est lancée dans les panneaux de signalisation routière, les circuits routiers et l'agriculture (ferme, tracteur miniature et figurines d'animaux fermiers) en jouet.